N°76
Sept./Oct. 2020
MARCHÉ

Le marché du neuf loupe l'occasion

MOTS CLES : Logement, Zone, Tension

En France, les réservations de biens immobiliers neufs poursuivent leur dégringolade au deuxième trimestre 2020. Néanmoins, le marché a moins dévissé par endroits. Il résiste notamment mieux dans les zones moins densément urbanisées.

Un « tunnel » de deux mois. Le ministère de la Transition écologique a publié, mardi 18 août, les chiffres de la commercialisation de logements neufs, au deuxième trimestre 2020. Marquée par un confinement généralisé strict, la dégringolade se confirme. La chute s'est brutalement accélérée. Ainsi, sur la période, seuls 18.400 logements ont été mis en vente, soit une baisse de 47% par rapport au deuxième trimestre 2019. Dans ce contexte lié à la crise sanitaire de la Covid-19, plus de 6.000 logements, initialement proposés à la vente pour des particuliers, ont finalement été réorientés vers la location ou d'autres modes de commercialisation, selon le ministère en charge du logement. Une chute brutale mais disparate sur l'ensemble du territoire. Les zones moins densément peuplées s'en sortent mieux que les zones totalement urbanisées.

Le maillage immobilier français se divise en trois zones, selon le niveau de tension du marché local. Dans la zone A et A bis, avec des villes comme Paris , Lille, Lyon ou Marseille, les réservations de biens immobiliers ont diminué de près de 44%, au deuxième trimestre 2020. Un cran en-dessous, dans la zone B1, l'on retrouve des villes où la tension immobilière est légèrement moindre. À Dijon, par exemple, à Metz, La Rochelle ou Caen, le chiffre des réservations est semblable à la zone A, avec une baisse de l'ordre de 44%. Néanmoins, d'autres régions ont mieux absorbé les répercussions du confinement. Dans la zone B2 – où l'on retrouve des villes comme Saint-Nazaire ou Brest – les ventes dans le neuf ne diminuent que de 18,7%. Une tendance plus amortie dans les régions les moins densément peuplées. Le début du troisième trimestre devrait suivre les mêmes pentes. Il faudra attendre plusieurs mois avant de savoir réellement s'il y a un « exode urbain », et si ce phénomène est passager ou une vraie tendance de fond.

Rédaction : Sylvain Levy-Valensi, Photo : Sylvain Levy-Valensi, crédit Radio Immo

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Expression #76

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