N°75
Juil./Août 2020

Baromètre de l'immobilier
Juil./Août 2020

ANCIEN

Les chiffres publiés fin mai par l'Insee et les Notaires de France sont sans surprise. La suspension des visites et le confinement ont mis le marché à l'arrêt et cela s'est forcément vu sur les données immobilières. Fin avril, la chute des ventes s'élevait à -47,9% sur trois mois. A l'inverse, la hausse des prix de l'ancien s'est poursuivie, avec une augmentation de +2,6% en trois mois, et de +5,2% sur un an. D'après LPI-SeLoger, seules 5% des villes de plus de 100 000 habitants ont vu leurs prix baisser durant le confinement. Avant la crise, les prix avaient augmenté de 5,7% en Ile-de-France et de 4,7% en provinces. A Paris, les transactions ont également connu un coup d'arrêt durant le premier trimestre. Les volumes de transactions dans l'ancien ont ainsi chuté de 22% en Ile-de- France, et passent à 31 010 unités selon les chiffres donnés par les Notaires du Grand Paris. Cette baisse est encore plus caractérisée pour les appartements parisiens (-23%) que pour ceux situés en grande couronne (-13%). Concernant les maisons, la baisse est encore plus importante, et peu importe la localisation : -27% en petite couronne, et -26% en grande couronne.

BAROMETRE MENSUEL

Taux

NEUF

Même si les espoirs de relance existent pour septembre, 2020 pourrait être une année catastrophique pour le marché du neuf. En effet, la crise du coronavirus n'a rien arrangé pour ce secteur qui était déjà en souffrance. Les voyants sont au rouge. L'état des lieux de l'immobilier neuf, présenté début juin, par la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI), confirme la chute de ce secteur. Au premier trimestre 2020, seulement 22 700 achats, en résidence principale ou en investissement locatif, ont été effectués par des particuliers. Un chiffre en baisse d'environ 9 000 unités par rapport à l'année passée à la même période. Et l'offre se raréfie également car 14 000 nouveaux logements collectifs ont ainsi été mis en vente entre janvier et mars 2020, un chiffre également en baisse, bien loin des 28 200 biens proposés à la vente il y a un an au premier trimestre 2020. Pour la FPI, « le constat est clair : les promoteurs ne parviennent pas à mettre suffisamment de logements sur le marché ». Conséquence de ce faible renouvellement : les stocks de biens à vendre baissent chez les promoteurs, et les prix augmentent.

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Expression #75

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