N°42
Janv./Fév. 2015

RHÔNE-ALPES :
SECOND MARCHÉ RÉGIONAL FRANÇAIS

MOTS CLES : Atouts | Stabilité | Optimisme

Bon élève au sein d'un marché immobilier français en peine, le Rhône-Alpes s'est classé seconde région la plus dynamique en 2014.


En dépit des taux d'emprunt bas - chute de 9,8 % en un an - 2014 se sera révélée particulièrement maussade pour le marché de l'immobilier français. Ces douze derniers mois ont en effet été marqués par un flux de ventes en berne, l'effondrement du neuf et des écarts de prix conséquents entre grandes métropoles et communautés rurales.

Dans ce contexte, certains territoires sont tout de même parvenus à démontrer leur solidité. C'est ainsi le cas de la région Rhône-Alpes, classée seconde en 2014.

« Nous avons réalisé l'an passé sur Lyon les mêmes objectifs qu'en 2013 sur les locations et les transactions, voire un petit peu plus » se félicite Michel Tsangary, président de Foncia Transaction Location (FTL). « La situation géographique de la ville attire. Les axes routiers et ferrés sont denses, nous sommes proches de la mer et de la montagne et nous avons des universités. C'est donc surtout les contextes économique et étudiant qui nous favorisent » constate-t-il.

La région Rhône-Alpes,
une des plus dynamiques
de France

Selon les derniers chiffres publiés en décembre par la Fnaim, le volume global des ventes dans le parc existant s'est établi à 720 000 (+ 0,3 %) en France en 2014. Parmi les régions qui ont enregistré le plus de transactions, l'Ile-de-France et Rhône-Alpes se distinguent avec 133 187 (- 0,5 %) et 72 187 (+ 0,1 %) achats respectifs effectués.

« Depuis le début de l'année 2014, le marché est contrasté avec une baisse du nombre de réservations et du panier moyen des acheteurs. Le secteur frontalier, à l'image du Genevois français, souffre d'un manque de dynamisme contrairement aux années précédentes, tandis que le Chablais et le bassin annécien restent assez stables. Cependant, la demande est toujours là avec des enveloppes financières raisonnables » constate Nicolas Bonnet directeur d'Immotis, filiale du groupe Artis.

Du côté du neuf, en dépit de son décrochage, le volume global des transactions françaises n'a démontré qu'un recul de 6,7 % par rapport à 2013 avec 84 220 opérations réalisées. Là encore, l'Ile-de-France et Rhône-Alpes, éternel dauphin, peuvent s'enorgueillir de résultats honorables. 21 476 ventes pour la première (- 9 %), 13 010 pour la seconde (- 4,3 %).

La tendance se poursuit à la lecture des statistiques pour la construction. Sur 301 240 (- 11,4 %) mises en chantiers en France, l'Ile-de-France en compte 46 967 dans sa région (- 7,1 %), 33 334 pour Rhône-Alpes (- 19,7 %), encore et toujours seconde.

« Nous comptons lancer à Épagny, le programme "Grand Angle" dans l'agglomération d'Annecy. Nous avons deux opérations dans des quartiers résidentiels de Thonon-les-Bains, quarantesept logements en centre-ville, avenue du Parc, et trente autres dans le quartier ouest, avenue de Genève » explique Nicolas Bonnet, confiant pour les années 2015 et 2016.

Enfin, un regard sur les prix. En Rhône-Alpes, un appartement s'acquière en moyenne à 2 606 €/m² (- 2,3 %) – 3 303 €/m² à Lyon (- 1,7 %) - contre 3 231 €/m² (- 2 %) pour la moyenne nationale et 5 041 €/m² (- 1,7 %) en Ile-de-France. Une maison coûte, quant à elle, 2 176 €/m² (- 3 %) en Rhône-Alpes contre 2 074 €/m² (-1,5%) sur le territoire national et 3 034 €/m² (- 1,9 %) en Ile-de- France.

Bailleurs sociaux :
moins d'aides publiques, plus de déblocage de fonds propres

Entraîné par la constance du marché immobilier de la région, les activités locations et transactions liées au logement social se portent également bien sur le territoire. « Nous avons la chance d'être implantés dans une région qui se développe beaucoup et qui offre de multiples opportunités de créations et de sorties de logements. Même si la situation est contrastée entre les différents départements, l'activité de production de logements sociaux reste très dynamique » précise Anne Warsmann, directrice du développement et de la construction d'Immobilière Rhône-Alpes, filiale d'Immobilière 3F.

Petite ombre au tableau toutefois, la crise économique a entraîné un amoindrissement des subventions publiques, pourtant essentielles pour le financement des chantiers mis en œuvre par les promoteurs et bailleurs sociaux.

« Les aides sont devenues moins substantielles, obligeant les bailleurs à produire sur leurs fonds propres. Nous sommes actuellement dans l'attente des enveloppes qui seront distribuées du côté de l'Etat et des collectivités pour l'année 2015 » conclut Anne Warsmann.

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Par Christophe Héry, avocat - Jérôme Rousselle, avocat

Expression #42

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