N°30
Janv/Fé 2013

Le baromètre de l'immobilier Expression
Nov/Déc 2012

Les chiffres de nos experts pour piloter vos ventes

ANCIEN

Ventes

C'est avec une légère baisse que le marché de l'ancien boucle l'année. L'indice des Notaires-Insee livre les chiffres relatifs au 3ème trimestre 2012 : - 0,1 %représente la baisse minime accusée par le prix des logements anciens sur la période. En Ile-de-France on note une stabilité contrastée puisque les prix des maisons baissent de 0,4 % alors que les appartements gagnent 0,2 %. En province, de légères variations sont également à noter, les prix des logements anciens ayant baissé de 1,5 % sur un an ainsi que de 0,6 % pour les appartements et gagné 0,1 % pour les maisons au cours du 3ème trimestre 2012. De manière générale, le volume annuel de transactions continue de se contracter au 3ème trimestre. La baisse est marquée par une chute de 11,8 % entre octobre 2011 / septembre 2012 comparativement à la période octobre 2010 / septembre 2011.

NEUF

Ventes

Selon les chiffres annoncés par le ministère du Logement, le 26 décembre dernier, le fort recul de la mise en chantier de logements neufs est confirmé. Avec --2233,,88 %%, comparativement à la même période sur 2011 (septembre-novembre), la chute a donc été marquée par une accélération en fin d'année. Dans les faits, ce sont 7 924 logements qui ont été mis en chantier et 110 818 autorisations de permis de construire qui ont été accordées (-1111,,88 %%) toujours entre septembre et novembre. Les plus mauvais chiffres depuis 2009.

EXEMPLE

Pour une mensualité de 1 000 € hors assurance sur 20 ans, un emprunteur peut obtenir un crédit de 177 096 € sur la base du taux moyen pratiqué avec un coût de crédit de 62 903 €. Les taux indiqués s'entendent hors assurance et sont donnés à titre indicatif sur les barèmes en vigueur en date du 27/12/2012.

Taux

* : Avec les banques partenaires de Cafpi
?? : Augmentation ou diminution des taux par rapport aux barèmes établis dans l'édition précédente.

EN BREF

DÉGRADATION DE LA FRANCE : QUELLES CONSÉQUENCES POUR LES CANDIDATS À L'ACCESSION ?

On avait un peu oublié le risque que la France voie sa note souveraine abaissée. Certes, la lecture par les agences de notation de l'état de notre pays avait fait l'objet de débats vigoureux au cours de la campagne électorale: une première agence internationale, Standard and Poor's, avait considéré dès janvier de cette année que nos finances publiques étaient trop dégradées pour que nous restions au plus haut rang dans l'estime des investisseurs, alors que Nicolas Sarkozy était encore l'hôte de l'Élysée. La menace d'une confirmation de cette mauvaise nouvelle était probable, et en tout cas Cafpi l'avait considérée comme inéluctable.

La confirmation est là. La question pendante est celle des conséquences très pratiques sur l'économie réelle, et entre tous les secteurs, celui de l'immobilier est le plus concerné. La raison en est simple: 9 acquisitions sur 10 se font à crédit, et la crainte d'un enchérissement du coût de l'argent pour les accédants à la propriété et les investisseurs est dans tous les esprits. Oui, il faut dire que les taux d'intérêt vont remonter, sans pouvoir préciser ni quand ni dans quelles proportions. Il n'y a pas non plus à redouter qu'ils atteignent des niveaux insupportables : au-delà de la note, comme à l'école, le commentaire compte, et Moody's, qui a sanctionné la France le 19 novembre, a reconnu néanmoins les efforts engagés pour restaurer la santé financière du pays et nous restons une valeur sûre. Quant à la troisième grande agence internationale, Fitch, elle vient de maintenir à notre pays le fameux triple A, mais en l'assortissant d'une perspective négative, sur les mêmes considérations. Alors, que faire ? S'interdire d'emprunter dans les mois qui viennent ?

Il importe d'y voir clair et de ne pas mal interpréter la baisse de production de l'ordre de 30% des crédits immobiliers, enregistrée depuis trois trimestres consécutifs: les banques n'ont pas modifié leur politique prudentielle, qui a toujours obéi en France au double impératif de soutenir les projets logement des ménages et de maîtriser le risque. En revanche, l'affaiblissement de la demande, singulièrement des familles à revenus faibles ou moyens, candidats à la primo-accession pour la plupart, est à l'origine de cette baisse d'activité : l'évolution du chômage, la crainte qu'il ne vous touche, le climat économique général ont raison de l'envie d'accéder ou d'investir chez beaucoup de Français.

Comment y remédier ? Dans la loi de finances pour 2013, la réduction des déficits, en particulier par l'alourdissement de la fiscalité, aura été l'obsession de l'État. Du coup, l'essentiel n'a pas été fait : aider par un dispositif spécifique les accédants modestes, qui acquièrent le plus souvent dans l'ancien. Il faudra sans délai restaurer un prêt à taux zéro pour le premier achat des logements existants, sans quoi l'accession populaire à la propriété disparaîtra purement et simplement, et avec elle le levier de réussite sociale le plus puissant depuis le début du 20ème siècle.
Dans ce contexte tendu, ceux qui ont envie d'acheter doivent plus que jamais confier leur destinée d'emprunteurs à un courtier : le dialogue avec les banques et les organismes de caution, on le voit, est plus technique et complexe que jamais, et équilibrer les équations de solvabilité plus délicates que jamais en l'absence de PTZ dans l'ancien.

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Expression #30

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