N°20
Mai / Juin 2011

La FNAIM révèle les 1ères tendances des prix de l'ancien

MOTS CLES : Ancien | Appartements | Maisons/Régions

FNAIM Le 7 avril dernier, la Fnaim (Fédération nationale de l'immobilier) a communiqué les dernières tendances des prix du marché de l'ancien et les répercussions sur l'activité professionnelle. Compte-rendu.

Après une baisse enregistrée en 2008 de -3,1% et de -4,9% en 2009, le marché de l'ancien a connu des pressions à la hausse des prix en 2010. Une envolé particulièrement vive sur le marché des appartements où une hausse de +7,6% entre fin 2009 et le 4ème trimestre 2010 a été perçue. Sur le marché des maisons et à la même période, les prix ont augmenté de +3%. A Paris même constat, les prix ont enregistré une augmentation de +15,7% par rapport à 2009. Au 4ème trimestre 2010, ils ont atteint un niveau record avec 7 645 €/m². Néanmoins, les chiffres enregistrés sur les premiers mois de 2011, prouvent qu'il n'y a pas eu d'emballement du marché sans hausse véritable sur l'ensemble du marché français.

Recul des prix des appartements en région

Au cours du premier trimestre 2011, les prix ont même enregistré un léger recul sur le marché des appartements en région Bretagne, Languedoc-Roussillon, PACA et en Ile-de-France. Dans ces régions, les prix restent pour autant supérieurs à ceux observés sur une période allant du printemps 2009 au début 2010. C'est notamment le cas des régions Alsace (+5,9% sur un an) et en Aquitaine (+3,4%). Ces dernières ont enregistré de plus fortes baisses au cours du premier trimestre 2011. A l'inverse, les pressions à la hausse des prix s'observent dans des régions jusque là épargnées par la remontée des prix comme le Centre, le Rhône Alpes et à moindre mesure dans les Pays-de-Loire, en Bourgogne et en Auvergne. Dans l'ensemble, les prix des appartements sur tout le territoire sont restés stables. Après une hausse des prix enregistrée au second semestre 2010, les prix impriment toujours une variation élevée en glissement annuel de +4,9% au 1er trimestre 2011 par rapport au 1er trimestre 2010, comparable en Ile-de-France (+5,3%) et en province (+4,6%). Ils s'établissent désormais au même niveau que celui observé au 1er trimestre 2007.

Pas de surchauffe pour les prix de l'ancien

Quant aux prix des maisons, ils ont enregistré une hausse de +4,2% au premier trimestre 2011. Ils s'établissent désormais à un niveau supérieur de l'ordre de 2.0% par rapport à celui observé en 2009 (variation annuelle moyenne) dans la presque totalité des régions. Au total les prix de l'ancien ne semblent pas avoir connu de surchauffe au cours du 1er trimestre 2011. Ils se stabilisent autour d'une variation annuelle moyenne de +2.0% sur la France entière (+3,4% en Ile-de-France, + 1,4% en province). C'est du moins la tendance sur laquelle s'accorde l'ensemble des professionnels, interrogés sur la perception de l'évolution des prix. D'ailleurs, 58% d'entre eux estiment que les prix de vente sont restés stables au cours des trois derniers mois et 30% d'entre eux ont le sentiment qu'ils ont augmenté. Une sensibilité qui est avant tout partagée par les agents travaillant en région parisienne. Un marché largement touché par la pénurie de l'offre.

57 % des professionnels se déclarent satisfait

Si la perception d'une pénurie d'offre s'accentue, les professionnels de l'immobilier interrogés dans le cadre de l'actualisation du baromètre FNAIM-IFOP de confiance des ménages, se déclarent à 57 % satisfait de l'activité du marché immobilier depuis le début de l'année. 40% des projets immobiliers se réalisent en moins de trois mois (contre 29% en juin 2010) et 8 sur 10 en moins de six mois. Néanmoins il reste encore des tensions observées qui sont nombreuses. Les ménages lorsqu'ils se lancent dans l'acquisition d'une résidence principale sont encore confrontés à des difficultés qui freinent leur réalisation. 18% des transactions effectuées par les professionnels portent sur un investissement locatif et 15% sur l'achat d'une résidence secondaire. Par ailleurs, la part des primoaccédants reste faible. Elle représente un client sur cinq dans une agence sur deux. Au final si la clientèle estimait en 2010 que l'offre n'était pas suffisante par rapport à la demande, le décalage est aujourd'hui encore plus marqué selon les professionnels. 51 % d'entre eux estiment aujourd'hui que l'offre est inférieure à la demande conte 38% en 2010.

Gabrielle Mansier

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